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Données personnelles : Meta en collecte trois fois plus qu’Apple ou Microsoft

Combien de types de données personnelles une application capte-t-elle réellement quand elle atterrit sur votre smartphone ? Une étude du fournisseur de VPN Surfshark, publiée fin août 2026, apporte une réponse chiffrée et vient rappeler que toutes les grandes plateformes ne se valent pas en matière de collecte de données personnelles.



Une étude bâtie sur les propres déclarations des éditeurs


Surfshark a passé au crible 171 applications publiées sur l’App Store d’Apple par cinq géants technologiques : Apple, Google, Microsoft, Amazon et Meta. La méthode s’appuie sur les « fiches de confidentialité » que chaque éditeur doit remplir sur sa page App Store, où sont listées jusqu’à 35 catégories de données susceptibles d’être collectées : historique de navigation, localisation précise, données d’achat, contacts, identifiants publicitaires, et bien d’autres.


Résultat : sur les douze applications Meta incluses dans l’échantillon, la moyenne s’établit à 25 catégories de données déclarées par application, contre 17 pour Google, 12 pour Amazon, 8 pour Microsoft et seulement 7 pour Apple. Meta collecte donc, en moyenne, plus de trois fois plus de types de données que ses concurrents Microsoft et Apple.



Meta AI et Messenger en tête du classement


Le détail par application est encore plus parlant. Meta AI arrive en tête avec 33 catégories de données déclarées sur les 35 recensées par l’étude, suivie de très près par Meta Horizon, Meta Business Suite, Meta Ads Manager, Messenger et Facebook, à 32 chacune. Autre point notable relevé par Surfshark : dans ces sept applications les plus gourmandes, les données recueillies sont systématiquement rattachées à l’identité de l’utilisateur, et non anonymisées ou regroupées avec celles d’autres personnes.


Cette collecte étendue alimente directement le moteur publicitaire du groupe : plus les catégories de données disponibles sont nombreuses, plus le ciblage publicitaire peut être précis, un enjeu de taille dans un secteur où la publicité digitale française a déjà franchi les 6,7 milliards d’euros au premier semestre.



Ce que ces chiffres ne disent pas


Il faut toutefois lire ces résultats avec la nuance qu’exige toute étude basée sur de l’auto-déclaration. Les chiffres de Surfshark comptent le nombre de catégories de données qu’une application est autorisée à collecter selon sa propre fiche App Store, pas le volume réel ni la fréquence effective de cette collecte pour chaque utilisateur. Une application peut déclarer une catégorie de données sans la récolter systématiquement chez tous ses utilisateurs. L’étude ne mesure donc pas un trafic observé indépendamment, mais un potentiel déclaré — ce qui reste néanmoins un indicateur solide de l’appétit structurel d’une entreprise pour la donnée.



Des usages déjà très encadrés en France


Ce type de constat s’inscrit dans un climat réglementaire de plus en plus strict outre-Atlantique comme en Europe. La France a par exemple précisé cette année les règles encadrant les réseaux sociaux et la protection des mineurs, tandis que les moteurs de recherche eux-mêmes multiplient les points de collecte croisée des habitudes en ligne. Autant de sujets qui nourrissent une vigilance croissante des internautes comme des régulateurs sur la manière dont les plateformes exploitent leurs informations personnelles, dans un contexte où la transparence publicitaire devient elle aussi une obligation légale.



Comment limiter concrètement sa collecte de données



  • Passer en revue les autorisations accordées à chaque application dans les réglages du smartphone (localisation, contacts, micro).

  • Désactiver la personnalisation publicitaire dans les paramètres des comptes Meta, Google et Microsoft.

  • Limiter le nombre d’applications d’un même groupe installées sur un même appareil, chacune pouvant ajouter ses propres catégories de collecte.

  • Consulter régulièrement les fiches de confidentialité affichées sur l’App Store ou le Play Store avant toute installation.



Questions fréquentes


L’étude Surfshark mesure-t-elle des données réellement transmises ?


Non. Elle recense les catégories de données que chaque éditeur déclare pouvoir collecter sur sa fiche de confidentialité App Store, pas le volume ni la fréquence réels de collecte pour un utilisateur donné.


Pourquoi Meta arrive-t-elle largement en tête du classement ?


Ses applications les plus utilisées, comme Meta AI, Messenger ou Facebook, déclarent jusqu’à 33 catégories de données sur 35 possibles, et rattachent systématiquement ces données à l’identité de l’utilisateur.


Comment réduire la quantité de données collectées par ces applications ?


En limitant les autorisations accordées dans les réglages du smartphone et en désactivant la personnalisation publicitaire dans les paramètres de chaque compte.



Sources



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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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