Le gouvernement a confirmé la prolongation en 2026 de la Grande cause nationale consacrée à la santé mentale, sous l’intitulé « Parlons santé mentale ! ». Une décision qui coïncide avec la publication d’une étude Ifop-Moka.Care montrant que le bien-être psychologique des salariés français progresse nettement, sans pour autant faire disparaître les tabous qui entourent encore le sujet en entreprise.
Un score de bien-être en nette amélioration
Selon cette étude réalisée en janvier 2026, le score de bien-être mental des salariés atteint 62,8 %, contre 59,8 % un an plus tôt. Désormais, 74 % des actifs interrogés déclarent un « bon » niveau de bien-être. Les troubles du sommeil reculent également, passant de 55 % à 48 % des répondants, tandis que l’irritabilité perd six points pour s’établir à 36 %. Ces indicateurs rejoignent les constats déjà observés sur d’autres aspects du lien entre organisation du travail et santé des salariés, notamment autour du télétravail.
La fatigue chronique reste toutefois élevée, touchant 41 % des salariés, et environ un quart d’entre eux se déclare encore en détresse psychologique. Un salarié sur quatre affirme aussi avoir connu un épisode de burnout au cours des cinq dernières années.
Des inégalités marquées selon le genre et l’âge
- Score de bien-être : 66 chez les hommes, contre 60 chez les femmes
- 73 % des femmes rapportent des troubles psychologiques liés au travail, contre 62 % des hommes
- 76 % des moins de 35 ans signalent des troubles liés au travail
- 46 % des 18-24 ans déclarent un stress chronique
Ces écarts confirment que les jeunes actifs et les femmes restent les publics les plus exposés, un constat qui rejoint les réflexions plus larges sur les leviers de concentration et de sérénité au travail déjà abordées dans notre article sur les techniques favorisant la concentration en entreprise.
Des préjugés qui résistent, malgré la mobilisation
Paradoxe souligné par l’étude : alors que les indicateurs de bien-être s’améliorent, la stigmatisation des troubles psychologiques progresse elle aussi. 32 % des salariés considèrent encore les troubles psy comme une faiblesse, et 54 % estiment que la santé mentale doit rester une affaire strictement privée. Résultat : seuls 43 % des salariés diagnostiqués informent leur employeur, alors que 85 % d’entre eux attendraient pourtant des mesures de protection concrètes de la part de leur entreprise.
C’est précisément pour lever ces freins que le gouvernement a choisi de prolonger la mobilisation nationale entamée en 2025, année qui avait vu l’organisation de plus de 3 000 événements et de plus de 900 actions labellisées partout en France. Une délégation à la santé mentale et à la psychiatrie a même été créée au sein de la Direction générale de la santé pour piloter cette politique dans la durée, avec l’ambition de mieux intégrer le sujet aux politiques publiques, du monde du travail à l’urbanisme. Des initiatives similaires existent déjà dans le secteur associatif, à l’image de la plateforme dédiée au bien-être mental que nous avions présentée.
Questions fréquentes
Pourquoi la santé mentale reste-t-elle Grande cause nationale en 2026 ?
Le gouvernement a choisi de prolonger la mobilisation lancée en 2025 pour consolider les actions engagées et accélérer leur déploiement, notamment via une meilleure coordination interministérielle et la création d’une délégation dédiée à la santé mentale et à la psychiatrie.
Le bien-être des salariés s’améliore-t-il vraiment en France ?
Oui selon l’étude Ifop-Moka.Care 2026 : le score de bien-être mental des salariés passe de 59,8 % à 62,8 % en un an, avec un recul des troubles du sommeil et de l’irritabilité. Des difficultés persistent néanmoins, notamment la fatigue chronique et le risque de burnout.
Pourquoi les salariés hésitent-ils encore à parler de leurs troubles psychologiques ?
Malgré l’amélioration globale du bien-être, les préjugés se renforcent : une part croissante de salariés perçoit les troubles psychologiques comme une faiblesse ou une affaire strictement privée, ce qui limite le nombre de salariés diagnostiqués qui en informent leur employeur.
Sources
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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
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