Un décret publié au Journal officiel le 11 août 2026 vient de transformer les règles d’accès à la profession de chauffeur de VTC (voiture de transport avec chauffeur) et de conducteur VMDTR (véhicule motorisé à deux ou trois roues). Jusqu’ici, deux voies coexistaient pour obtenir la carte professionnelle : la réussite d’un examen théorique et pratique, ou la reconnaissance d’une expérience professionnelle d’au moins un an comme conducteur de transport de personnes au cours des dix années précédentes. Cette seconde option, dite « voie de l’équivalence », disparaît désormais pour les nouveaux candidats.
Un examen devenu obligatoire pour tous
Concrètement, toute personne souhaitant exercer comme chauffeur VTC ou conducteur VMDTR devra désormais passer et réussir l’examen d’accès à la profession, sans possibilité de faire valoir une simple expérience passée. Le ministère de la Transition écologique, de l’Aménagement du territoire, des Transports, de la Ville et du Logement, à l’origine du texte, présente cette mesure comme un moyen de garantir un niveau de qualification homogène sur l’ensemble du territoire, quel que soit le département où le professionnel exerce.
Le décret ne s’applique pas rétroactivement : les chauffeurs ayant déjà obtenu leur carte professionnelle par la voie de l’équivalence conservent leur qualification et peuvent poursuivre leur activité sans repasser l’examen. La réforme vise donc exclusivement les nouveaux entrants sur le marché.
Les objectifs affichés de la réforme
Les pouvoirs publics justifient ce durcissement par plusieurs constats remontés du secteur :
- Des écarts de compétences observés entre chauffeurs formés par examen et chauffeurs entrés par équivalence, notamment sur la connaissance de la réglementation et du droit du transport ;
- Une volonté d’harmoniser les pratiques professionnelles à l’échelle nationale, alors que certains territoires appliquaient des critères d’appréciation de l’expérience jugés hétérogènes ;
- Un objectif de meilleure information et de sécurité des passagers, la carte professionnelle conditionnant l’accès légal à l’activité.
Le secteur des VTC a connu une croissance continue depuis plusieurs années, portée par la multiplication des plateformes de réservation. Cette dynamique a mécaniquement accru le nombre de candidatures examinées chaque année par les organismes habilités à faire passer l’examen, ce qui replace la question de la qualité de la formation au centre des débats professionnels.
Quelles conséquences pour les candidats et les plateformes
Pour les candidats qui envisageaient de rejoindre la profession en s’appuyant sur une expérience de conducteur de transport de personnes, la fin de la voie de l’équivalence implique un passage obligé par les centres d’examen agréés, avec les délais et les coûts de préparation que cela suppose. Plusieurs plateformes de réservation de courses suivent déjà de près l’évolution du calendrier des sessions d’examen, dans un contexte où la demande de nouveaux chauffeurs reste soutenue dans les grandes agglomérations.
Pour approfondir les démarches administratives liées à la création d’une activité de transport de personnes, notre rubrique Conseils propose des repères pratiques. Les effets de ce type de réforme sur l'emploi et les métiers de service sont également suivis dans nos rubriques Economie et Service.
Questions fréquentes
Le nouveau décret s’applique-t-il aux chauffeurs déjà en activité ?
Non. Les chauffeurs ayant obtenu leur carte professionnelle par la voie de l’équivalence avant l’entrée en vigueur du décret conservent leur qualification et peuvent continuer à exercer légalement, sans obligation de repasser l’examen.
Quelle est la différence entre VTC et VMDTR ?
Le VTC désigne la voiture de transport avec chauffeur, tandis que le VMDTR regroupe les véhicules motorisés à deux ou trois roues utilisés pour le transport de personnes. Les deux professions sont concernées par le nouveau décret et partagent désormais la même voie d’accès unique, celle de l’examen.
Pourquoi la voie de l’équivalence a-t-elle été supprimée ?
Selon le texte officiel, cette voie permettait des niveaux de compétence hétérogènes selon les candidats et les territoires. L’examen unique doit garantir un socle de connaissances homogène, notamment sur la réglementation du transport de personnes et la sécurité routière.
Sources
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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
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