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Livret A : une néobanque le propose désormais aux épargnants

Le Livret A change de visage. Depuis le 20 août 2026, une néobanque propose pour la première fois ce placement réglementé à ses clients français, un produit jusqu’ici distribué presque exclusivement par les réseaux bancaires classiques et les banques en ligne adossées à un établissement agréé. La nouvelle venue s’appuie sur un partenariat avec un assureur-banquier historique pour héberger les fonds, une répartition des rôles inédite qui interroge sur l’avenir de la distribution de l’épargne réglementée en France.



Un partenariat inédit entre fintech et assureur-banquier


Concrètement, la néobanque ne fait qu’ouvrir une fenêtre : l’application permet d’ouvrir, d’alimenter et de suivre le compte, mais c’est un assureur-banquier partenaire qui héberge juridiquement les dépôts et assure leur gestion. Ce montage à deux étages, courant dans l’univers des produits d’épargne adossés à des acteurs de l’assurance, permet à une fintech agréée en Allemagne de proposer un produit strictement français sans devenir elle-même dépositaire réglementé. Le taux appliqué est le taux légal unique fixé pour tous les établissements, actuellement 1,7 %, en vigueur depuis le 1er août 2026. Les intérêts restent exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, et le plafond de versement demeure fixé à 22 950 euros, comme pour n’importe quel autre Livret A du marché.



Une règle qui ne change pas : un seul livret par personne


La loi encadrant l’épargne réglementée impose une contrainte incontournable : chaque personne ne peut détenir qu’un unique Livret A, tous établissements confondus. Un client qui possède déjà ce produit ailleurs doit donc clôturer son compte existant avant d’en ouvrir un nouveau via la néobanque. Les intérêts déjà acquis sont versés par l’établissement d’origine au moment de la clôture, et les sommes transférées ne bénéficient d’aucune bonification particulière : le taux restant strictement identique quel que soit l’endroit où le livret est logé, la seule vraie différence tient à l’expérience d’usage et à la centralisation des avoirs dans une application unique. Ce point mérite d’être rappelé avant toute décision de transfert, un mouvement qui n’a de sens que pour simplifier son suivi budgétaire au quotidien, pas pour espérer un rendement supérieur.



Pourquoi les néobanques lorgnent l’épargne réglementée


Le Livret A reste, de loin, le produit d’épargne le plus populaire du pays : selon les données de la Banque de France, il était détenu fin 2025 par environ 83 % des Français, soit près de 57 millions de comptes. Pour une fintech en pleine expansion en France, l’intégrer à son offre revient à combler un vide entre les services bancaires du quotidien et les produits d’investissement de long terme comme le plan d’épargne en actions, déjà proposé sans frais de courtage et qui aurait dépassé les 400 000 comptes ouverts ou transférés depuis son lancement. L’objectif affiché est de couvrir tout le parcours financier d’un client, de l’épargne de précaution la plus liquide jusqu’aux placements boursiers, dans un contexte macroéconomique où les arbitrages sur les taux d’intérêt restent scrutés de près par les ménages.



Quel intérêt réel pour les épargnants ?


Sur le strict plan financier, l’arrivée d’un nouvel acteur ne change rien au rendement : le taux du Livret A est fixé au niveau national et identique partout, qu’il soit ouvert dans une grande banque traditionnelle, une banque en ligne ou une néobanque. L’intérêt pour l’utilisateur se situe ailleurs, dans la centralisation de ses avoirs bancaires, boursiers et d’épargne réglementée au sein d’une seule interface, et dans l’ouverture progressive du marché français à des acteurs qui n’y étaient jusque-là présents que sur les produits d’investissement. Un mouvement à suivre de près, alors que le calendrier réglementaire prévoit une prochaine révision du taux au 1er février 2027, dans le cadre plus large de la politique d’épargne des ménages et de la stabilité financière nationale.



Questions fréquentes



Le taux du Livret A change-t-il selon la banque qui le propose ?


Non. Le taux du Livret A est fixé au niveau national par les pouvoirs publics et s’applique de façon identique dans tous les établissements habilités à le distribuer, qu’il s’agisse d’une banque traditionnelle, d’une banque en ligne ou d’une néobanque.



Peut-on avoir un Livret A dans une néobanque tout en en gardant un ailleurs ?


Non, la réglementation interdit de détenir plusieurs Livret A simultanément. Il faut clôturer son compte existant, avec versement des intérêts déjà acquis, avant d’en ouvrir un nouveau auprès d’un autre établissement.



Le plafond ou la fiscalité du Livret A sont-ils différents selon l’établissement ?


Non. Le plafond de versement de 22 950 euros et l’exonération d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux s’appliquent uniformément, quel que soit l’établissement qui héberge le compte.



Sources



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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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