Une rumeur circule régulièrement sur les réseaux sociaux : la France s’apprêterait à faire payer les propriétaires de voitures électriques au kilomètre parcouru. Elle prend sa source outre-Manche, où le Royaume-Uni vient officiellement de graver dans le marbre une taxe kilométrique pour les véhicules électriques, hybrides rechargeables et à hydrogène. Mise au point sur ce que prévoit vraiment Londres, et sur la situation réelle en France.
Ce que le Royaume-Uni a annoncé
Le 13 juillet 2026, l’administration fiscale britannique (HM Revenue & Customs) a publié le cadre définitif de l’eVED (Electric Vehicle Excise Duty), une nouvelle taxe qui entrera en vigueur le 1er avril 2028. Elle concernera :
- Les voitures 100 % électriques, taxées à hauteur de 3 pence par mile parcouru, soit environ 2,2 centimes d’euro par kilomètre ;
- Les hybrides rechargeables, à un tarif réduit de 1,5 penny par mile ;
- Les véhicules à hydrogène, intégrés au même dispositif.
Concrètement, chaque propriétaire devra déclarer une fois par an le kilométrage relevé sur son compteur, au moment du renouvellement de la vignette de circulation (la « vehicle tax »). Une régularisation interviendra ensuite selon la distance réellement parcourue.
Pourquoi Londres instaure cette taxe
L’objectif affiché par le gouvernement britannique est budgétaire : compenser la chute programmée des recettes de la taxe sur les carburants, mise à mal par l’essor des véhicules électriques qui ne consomment ni essence ni diesel. Selon les projections officielles, l’eVED devrait rapporter 1,1 milliard de livres sterling dès sa première année d’application (2028-2029), puis 1,4 milliard l’année suivante, pour atteindre 1,9 milliard de livres en 2030-2031.
Et en France, qu’en est-il vraiment ?
Malgré les articles alarmistes relayés ces derniers jours, aucun projet de taxe kilométrique sur les voitures électriques n’existe en France. Aucun texte n’a été déposé en ce sens, et aucune formation politique ne porte ce projet à l’Assemblée nationale. La confusion vient presque exclusivement de l’actualité britannique, largement reprise en France sans toujours préciser qu’elle ne concerne que le Royaume-Uni.
Le sujet n’est toutefois pas totalement théorique. Comme au Royaume-Uni, l’État français devra un jour se pencher sur la question du financement des infrastructures routières, aujourd’hui largement assuré par la TICPE (taxe sur les carburants). Or les véhicules électriques ont représenté 29 % des immatriculations de voitures neuves au premier semestre 2026, même si leur poids dans le parc automobile total reste encore limité, à moins de 4 % début 2026. À ce rythme de croissance, la question fiscale finira par se poser, mais rien n’indique qu’une taxe au kilomètre soit la piste privilégiée à court terme.
Ce qu’il faut retenir
- Le Royaume-Uni applique sa taxe kilométrique à partir du 1ᵉʳ avril 2028, pas avant ;
- Elle ne concerne que les véhicules immatriculés au Royaume-Uni ;
- Aucune mesure équivalente n’est à l’étude en France à ce jour ;
- Le financement des routes françaises reste, pour l’instant, assuré par la fiscalité existante sur les carburants.
Pour les automobilistes français qui envisagent l’achat d’un modèle électrique, notamment via les aides disponibles à la consommation, cette annonce britannique ne change donc rien à l’équation actuelle. Elle illustre en revanche un débat qui, à terme, concernera aussi la fiscalité et l’économie française des transports, ainsi que l’ensemble du secteur de l’automobile.
Questions fréquentes
La taxe kilométrique britannique s’applique-t-elle aux Français qui roulent au Royaume-Uni ?
Elle concerne les véhicules immatriculés au Royaume-Uni et taxés localement lors du renouvellement de leur vignette de circulation ; un véhicule français de passage n’y est pas soumis.
Quand la taxe eVED entre-t-elle en vigueur ?
Le dispositif entrera en application le 1er avril 2028, après la publication de son cadre définitif par l’administration fiscale britannique le 13 juillet 2026.
La France prépare-t-elle une mesure similaire ?
Non : aucun projet de loi ni aucune annonce gouvernementale ne va dans ce sens à ce jour, malgré les rumeurs relayées en ligne.
Sources
Automobile Propre — Econostrum — Capital.fr
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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
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